mercredi 10 juin 2009

Tikehau - Le jour de la Manta : Merci Jean François

Un petit retour en arrière, à Tikehau. Nous ne vous avions pas raconté, mais franchement un truc de fou. D'abord un grand merci à Jean François, lui et son copain Roger nous on fait découvrir un petit bout de leur paradis. C'est vrai que nous n'avons pas eu les conditions idéales, trop de vent, le mouillage très agité et pas moyen de naviguer dans le lagon. Mais grâce à Jean François nous avons pu aller nous balader. Et pour vous donner une petite idée de ce paradis, je vais essayer de vous mettre quelques photos à commencer par le top du top : j'en rêvais et c'est fait, nager avec des raies mantas. Je croyais que ce n'était pas la saison, Jean François : "je vais te montrer, tu vas voir, elles habitent là"




Palmes, masques, tuba, elles sont bien là, deux, trois mètres en dessous, je pense en avoir vu au moins trois et elle se laisse même approcher (voir la dernière photo, son oeil et la bouche). Tristan et moi y avons gagné une belle otite, mais le spectacle valait vraiment le déplacement, oui le déplacement, les 10 000 milles ...

Ballade sur les motus, picnic, et pêche dans les hoas, Jean François nous à organisé la totale.

Pêche dans les hoas, après avoir barré le hoa, une battue et en principe des poissons plein le filet, là, trop de vent, trop de courant, mais quand même suffisamment de poissons pour le dîner.

mardi 9 juin 2009

Les dernières nouvelles : Moorea

Vraiment la fin du voyage. Nous sommes arrivés hier soir à Moorea face à la base Dream Yacht. Nettoyage du bateau cet après midi et réception demain matin. Quelques petits problèmes administratifs attendent le skipper, mais j'espère que l'équipage va bien profiter des ces derniers jours en Polynésie. Je vais essayer de vous redonner par le menu nos dernières aventures, en particulier notre séjour à Tikehau, un grand moment. Des photos, des vidéos peut être et Alain qui a préparé quelques textes dont il a le secret et nous avons fété aussi dignement que possible l'anniversaire de Laurence, avec quand même un beau cadeau : L'ile de Tahiti qui se profilait à l'horizon.

Les orques, la vidéo

Et voilà, comme promis je profite d'une escale à terre et d'une connection internet pour vous prouver que les orques, nous les avons vraiment vu de très, très près.

C'est un peu long à charger, désolé, la qualité n'est pas terrible, mais vous allez voir, ils sont vraiment très près


Des commentaires ?

mercredi 3 juin 2009

Escale à Rangiroa

Encore une traversée qui s'achève, des Marquises aux Tuamotus. Rondement menée, je vous donne la météo, c'était simple : sur toutes zones Polynésie 20/25 noeuds, rafales à 30/35. Je vous dis ça parce que la suite est intéressante. Donc la traversée rapide, au portant, encore une fois le plein de poissons. Ils m'ont encore cassé pas mal de lignes, il y a eu quelques touches impressionnantes, je me demande ce que cela pouvait bien être, mais nous en avons remonté quelque uns, en particulier une bonite record, une bonne quinzaine de kilos. Et puis, après un savant calcul (savant j'exagère un peu) nous décidons de faire un stop à Rangiroa. Nous aurions été trop tard pour entrer de jour à Tikehau alors plutôt que de passer une nuit de plus en mer à attendre devant la passe, nous avons préféré entrer à Rangiroa. Je crois que l'équipage a apprécié, Lisa, en particulier. Donc Rangiroa, toujours pour avoir le plus de lumière possible je choisis la passe la plus à l'Est, la passe de Tiputa. Et bien j'en connais une qui maintenant ne va plus regarder Trousse Chemise de la même façon. Je vous donne un extrait du guide : La passe est le siège des courants les plus violents, pouvant aller de 6 noeuds en temps normal à 8/10 noeuds dans les plus mauvaises conditions. En vrai, cela donne à l'extérieur un beau mascaret, en forme de grand accent circonflexe, compte tenu de la météo (que je vous ai déjà donné, le tout établi depuis déjà 4 jours), la mer est disons, un peu grosse et légèrement perturbée. Surf sur les vagues du mascaret en visant la zone qui parait la plus calme, puis virage à droite, serrer la droite de la passe, surveiller le speedo, "alors on avance encore ?". Tristan devant l'ordi surveille tout ça. L'eau passe du bleu foncé du grand large, au blanc du mascaret, puis au turquoise avec la remontée des fonds. Dans la lumière qui décline avec le soleil qui descend dans notre dos, impressionnant mais superbe aussi et pour parfaire le spectacle de gros dauphins viennent nous accompagner et sautent de part et d'autres du bateau et puis tout d'un coup tout se calme et vous voilà au milieu d'un lac. Un lac immense, on ne voit pas les rives, le lagon est long de 45 milles et large de 18. Virage à droite vers le mouillage du Kia Ora, la carte postale, et là surprise : "Christophe ?". A l'arrière d'un cata de 60 pieds, Christian Corvellec, le responsable Dream Yacht à Tahiti à qui nous devons livrer le bateau. Une partie de la soirée à bord et rendez vous pris à Moorea dans quelques jours. Baignade, encore des grains pendant la nuit et le lendemain départ vers Tikehau notre escale aux Tuamotus ou nous allons retrouver Jean François.
A demain donc.

CM

Arrivée à Tikehau

Après le petit déjeuner, départ vers Tikehau. Une petite navigation dans le lagon. Malheureusement, il y a toujours beaucoup de vent, donc les eaux sont troubles, et oui, tout ne peut pas être parfait ... Non, je ne plains pas, j'explique ... On ne voit donc pas bien les fonds et on se remet à la carte et au chenal indiqué. Nous sortons cette fois çi par la passe d'Avatoru, beaucoup plus facile (et puis on s'habitue à tout, n'est ce pas). C'est quand même très joli (quand je dis très joli, c'est que je ne trouve pas les mots pour décrire, pas tant le paysage mais l'ambiance), Laurence et Tristan on fait des photos. Dehors, toujours du vent, du portant, 4 heures de navigation et sous le vent de Tikehau la mer s'aplatit, encore une bonite et une magnifique coryphène (peut être notre plus grosse) qui casse la ligne à 2 mètres du bateau, Tristan et moi avons pris le fil et le plomb qui restait en pleine poire ... c'était le dernier hameçon. La passe (elle est sous le vent, donc plus tranquille) et à nouveau le calme du lagon. Un mouillage à l'abri dans un grand cirque de corail, baignade, visite du motu sous le vent avec ses cocoteraies, son hoa et sa plage de corail.






Grain sur Tikehau


Nous quitterons ce mouillage pour aller au village retrouver Jean François qui atterrit dans quelques heures et qui va nous guider dans la découverte de ce lagon. Je vous abandonne donc sur cette terrifiante perspective.


J'ai oublié de vous dire, juste pour en remettre une couche, tout ça est désert, nous sommes seuls au monde, pas un bateau au mouillage ...


Tout le monde pense quand même à tout le monde, et moi particulièrement à Sabine. Je t'appelle.

CM

Quelques photos "terrestres". C'est tout petit, mais très ... joli ...

dimanche 31 mai 2009

Escale aux Marquises

Sous forme d'un petit guide à l'intention de Bernard "BriseGalet", un peu technique sans doute, mais même comme ça, avec un peu d'imagination, l'atmosphère vous gagnera peut être ... vous savez : "gémir n'est pas de mise".


Assez tôt, au loin les Marquises, après 25 jours, l'ambiance très particulière de l'atterrissage et celui là ...


Le capitaine cherche à reconnaître, 25 après ...
Un premier bateau et le mouillage est là, devant les étraves


Au mouillage et nous retrouvons Lisa devant une première bière (tiens, je suis au café, nous n'en avions plus depuis une bonne semaine)


Une première escale donc à Hiva oa, Atuona la "capitale" des îles du sud.

Hiva Oa - Atuona - La baie des trépassés


Pour Bernard : La gendarmerie ne fait les "premières entrées" que les Lundi, Mercredi & Vendredi de 7h à 11h et dans notre cas le Lundi : fermé. Donc éventuellement tu peux prendre le risque de passer par Fatu Hiva avant d'aller à Atuona. Nous l'avons fait dans l'autre sens, en fait de Tahuata vers Fatu Hiva, face au vent, pas terrible du tout. A moins que tu n'aies l'intention d'atterrir dans les îles du Nord. Mais évite le près, la mer peut être assez grosse et si en plus tu as des grains, surtout près des îles, c'est galère.
Atuona a évidemment bien changé depuis ma visite, mais l'île est bien assez grande et l'atmosphère générale reste la même. Autre nouveauté, l'aéroport et du coup la route, ou parfois la piste. Il est donc possible maintenant d'aller visiter dans un délai assez court plusieurs sites et ça, cela vaut vraiment le coup.
Mouillage : Un peu encombré, nous avons hérité d'un pet sur chaque étrave, le coupable a évidemment disparu. Il faut rester au nord d'un alignement marqué de deux croix jaunes d'un coté et d'une bande de l'autre pour laisser la place aux manoeuvres de la goélette l'Aranui 3, en tout cas les jours ou il vient. Tu mouilles face vers la sortie plus une ancre à l'arrière.
L'aranui 3 arrive en fin de nuit, attention à ne pas mouiller au delà de l'alignement
Une première douche sur la terre ferme, l'installation est sans doute un peu rudimentaire.
Pour l'avitaillement, Bernard, tu trouves de tout, trois petits supermarchés, une pompe sur le port qui te vendra aussi une carte Wi Fi ("Hotspot" WDGun réseau commun à pas mal d'îles) mais surtout il y a un jeune maraîcher sur la place du village, il est à l'ombre au cul de son pickup, à droite après la gendarmerie. Il te vendra de tout et le tout c'est avant tout les pamplemousses. Oublie tout ce que tu sais sur les pamplemousses et goûte au pamplemousse des Marquises.
Tiens d'ailleurs un quizz : Iznogoud va me dire "Oublie" : "Est ce que quelqu'un à une idée, comment ramener des pamplemousses en France, via Los Angeles ?"
Toujours dans ce registre, tu peux aussi tout bonnement te servir, si l'arbre est dans un jardin tu demandes, sinon le long de la route ou derrière les plages tu te sers, mangues, citrons vert, pamplemousses, bananes etc ...
Autre chose, les gens sont toujours aussi gentils, donc ils se déplacent très facilement, pour le linge tu téléphones (sur le port, il y a un "office du tourisme" avec plein de n°), la dame se déplace, idem si tu veux aller au restaurant ou à l'hôtel, si tu veux louer une voiture (indispensable, voir la suite), même le tatoueur se déplace (mais il n'a pas fait ma fleur ...).
Au centre du village, un petit village artisanal avec quelques jolis souvenirs et un peu plus haut (la route à droite juste avant la gendarmerie), dix minutes à pied à peine et quelques minutes de recueillement dans le petit cimetière et ses deux hôtes célèbres, Gauguin et Brel.
Puamau : Tu peux aller mouiller la bas, mais tu peux aussi louer une voiture ou prendre un guide. Nous avons louer une voiture et la ballade est vraiment incroyable. C'est rapidement de la piste et je n'ose pas trop imaginer cela par forte pluie. En tous cas la partie "côtière" au nord de l'île ... sans commentaire, les dossiers des sièges dans lesquels sont restés plantés nos ongles s'en souviennent encore. Et à Puamau, à droite avant l'église, un petit chemin carrossable te mène au Marae de Iipona.
Une fois les formalités d'entrée faites (il faut que tout l'équipage y aille, montrer sa gueule et son passeport, un papier à remplir et c'est fait), nous avons quitté Hiva oa pour une escale rapide au Nord Ouest de Tahuata. La baie de Hanamoena. Réputée comme la plus belle plage des Marquises, c'est effectivement "joli".
Une plage horriblement surpeuplée, même les nonos nous laisseront tranquilles
Un mouillage facile, la plage est déserte, il y a une construction, genre cabanon et séchoir à coprah, occupés de temps en temps j'imagine. Tu peux aussi partir faire un peu de cueillette, citrons verts, pamplemousses. Tout le monde nous disais que nous allions être chassés par les no-nos, en fait rien du tout. Donc, s'il n'y a pas de no-nos, tu peux facilement y passer une nuit ... tranquille ...
Ensuite Fatu Hiva, j'en rêvais, je l'ai fait. Je voulais voir ce mouillage, la baie des vierges (en fait baie des verges), réputé comme un des plus beaux mouillages du monde, mais c'est aussi une belle galère, de gros grains sous le vent de Tahuata, bout au vent toute la nuit, à nouveau des grains à l'arrivée et avec dans ces conditions un mouillage pas facile. J'ai préféré ne pas rester. Nous avions prévu 2 jours, nous ne sommes restés que quelques heures, après avoir dérapé 2 fois, ce n'est pas mon bateau, jet de l'éponge ... et j'ai l'impression que quand il y a un nuage en Polynésie, et bien c'est au dessus de ce mouillage. Bon, bien préparé, une bonne météo, il faut de toutes façons y aller. L'île est somptueuse, une vraie cathédrale, Chartres au milieu des blés ...
Fatu Hiva, c'est Chartres, mais là l'homme n'y est pour rien, la nature a construit une cathédrale à sa dimension, vaisseau de roche en plein océan. Les clochers et les toits perdus dans les nuages, la pluie qui ruisselle le long de gigantesques gargouilles, des arcs en ciel ou de superbes rayons de soleil perçant les nuages pour vitraux. La baie des Vierges, le perron, avec ses sculptures de pierre de part et d'autre, son arche qui mène vers l'intérieur ou enfin le soleil perce et semble éclairer l'autel. Il faut y aller, nous n'avons pas visité, un motif pour y retourner, mon pèlerinage ?
Albinoni en route vers les Tuamotus vous dit à très bientôt.
CM