Un livre de bord, quelques récits de croisières en voilier, pour donner des nouvelles à nos familles et aux amis et pour ceux que notre expérience peut intéresser.
lundi 17 mai 2010
Nouveau départ
lundi 3 mai 2010
Le retour
samedi 1 mai 2010
Wazodezil, fin du voyage
CM
vendredi 30 avril 2010
Histoires Grecques
L'arrivée en Grèce : au petit matin Céphalonique à gauche, bâbord pardon. Zante à tribord. Le vent ... bien entendu entre les deux, dans le nez. Après Céphalonique, Ithaque, ça y est Ulysse le voyage est fini. Et puis, tout de suite une première impression, non pas vraiment une impression, une vision, le bleu, le bleu du drapeau grecque, peut être pas tout à fait, un bleu translucide qui nappe le paysage, évidemment la mer, évidemment le ciel, mais pas seulement. Tout est nimbé de bleu, les îles au loin, les montagnes qui apparaissent, les plus hautes encore enneigées, au sud les sommets du Péloponnèse, au nord en fin de soirée, le Mont Parnasse, l'original, et ce bleu ...
Le golfe de Patras, toujours contre le vent au moteur, au nord Oxia, Missalonghi, cela ne vous dit rien. A moi non plus, mais si je vous dit Lépante, la bataille de Lépante, Les galères, Venise, les turcs et Cervantes ... Après Trafalgar nous voici à nouveau sur des lieux plein d'histoire, il ne reste plus que Salamine pour avoir fait le tour des grandes batailles navales et bien, ne vous inquiétez pas cela va venir.
Fin de matinée, le pont de Rion, sur la droite Rion, sur la gauche AntiRion, entre les deux, mon guide me dit que c'est le plus grand pont à structure "Cables" du monde, 2km et demi. Un tout petit bord vers le nord et ensuite on plonge au sud est dans le golfe de Corinthe. Evidemment le vent lui aussi tourne, toujours dans le nez. Et puis un vent désagréable, froid, 10 noeuds quelques minutes et paf 30 noeuds. Une nuit blanche, je regarde la carte, nous passons tout prêt de Delphes et Thébes, et zut on ne va pas voir.
Au petit matin, tout petit matin : "Corinth Canal, this is Wazodzil, we would like to use the canal coming from West, do you read me". Bon je dois dire que je n'étais pas très fier. Le vent, juste devant l'entrée, 30 noeuds et cette fois ci, pas de face, de travers, ouille ce canal n'est pas large, est ce prudent ? Et en plus : "Wazodezil, this is Canal Authority, how long are you" - "12.50", OK this will be 191€", cash" Glup, mon guide disait qu'on pouvait payer par carte. Moment de frayeur, on racle les fonds de tiroirs, ouf il nous reste assez. "Yes we pay cash" - Et puis finalement, à peine entre les deux digues, le vent tombe, le calme et pourtant ces digues ne sont pas grandes. Comparé à Panama, c'est beaucoup plus cher alors que ce n'est qu'un jouet, mais quand même, avec en face de nous le soleil qui se lève, nous passons à la queue leu leu, 4 bateaux de plaisance dans cette tranchée d' à peine trente mètre de large mais parfois d'au moins cinquante mètre de profondeur. Une ou deux fois je me dis qu'il ne faut pas que je m'endorme, un écart de barre et paf Wazodezil fracassé contre la roche. Bon, j'en rajoute, tout c'est très bien passé et c'était somme toute assez facile. Sortie du Canal, une fois les formalités accomplies, la mer Egée, le golfe de Saronique et, et le vent ... il est encore là, à nouveau 30 noeuds. Mais quand va-t-il tourner ?
Cap sur Athènes et sur Bâbord et bien devinez : Salamine. La défaite des Perses et la reconquête d'Athènes, la dernière bataille de notre trilogie.
Et nous voici à Athènes, un peu de mal à trouver une place à la Marina et c'est très cher. Du coup, on fait ce que l'on a à faire et on s'accorde un moment, une visite d'Athènes. De la marina, c'est facile, il y a un tram (conséquence des Jeux) qui mène directement au centre ville. Au passage un petit merci à Bibis, ses conseils nous ont été très utiles et grâce à ces conseils, notre visite bien qu'un peu courte a été superbe et bien remplie. Entre le musée de l'Acropole, la ballade dans les rues, l'adresse du restaurant, une belle journée mais on a pas tout vu, loin s'en faut, il faudrait beaucoup plus, il ne nous reste plus qu'à revenir, un jour peut être.
Ce matin, un nettoyage du bateau et une météo parfaite ... enfin, nous partons, dans moins de deux jours la Turquie, Bodrum et la fin du voyage.
A bientôt donc.
CM
lundi 26 avril 2010
Aventures en mer Ionienne
Ouh la la 3 jours sans post. Et aventures, un bien grand mot. Donc je vous avais laissé, et encore je n'avais pas envoyé le message, nous arrivions à Palerme. Escale ultra rapide, nous avons eu au téléphone Alex, le correspondant Dream Yacht en Sicile. Il nous donne le mode d'emploi, un grand merci à lui. On se met à la pompe, quelques heures de sommeil, le pompiste arrive, le plein s'il vous plaît, 340 litres à 1,27 le litre. Content le pompiste, oui mais il faut payer en cash, bien tiens, il nous emmène à la machine et du coup au tabac, un petit marché et une nouvelle bosse ris que nous repassons sans coup férir. En fin de matinée nous voilà à nouveau sur les flots. L'équipage a le moral dans les chaussettes (chaussettes qui, dans mon cas, commencent à sentir ...) Ciel gris, bas, très bas, pluie et pas de vent. Moteur. Et de la Sicile nous ne verront rien, elle disparaît dans le brouillard, Alexandre n'évoque plus l'Islande mais carrément le Groenland ... Des Eoliennes nous ne verront que le bas de la première île, le sommet est, est ? Dans le brouillard bien entendu. La nuit, chouette on voit la Sicile, évidemment ils ont l'électricité maintenant, nous ne sommes plus du temps d'Ulysse, donc on voit les lumières, typiques les lumières non ? Puis Messine, le vent se lève un peu dans le détroit, avec le courant une pointe à 11 noeud au GPS, voiles + les 2 moteurs, le détroit défile à toute vitesse, toujours dans la grisaille. Puis la Calabre et nous entrons en Mer Ionienne et devinez quoi ? Météo : Gales 8 - Juste derrière le dernier cap le vent nous attend, de face bien entendu et c'est reparti pour 24 heures, à nouveau 3 ris et Génois 2 ris, le moteur pour aider, on voudrait le faire exprès que nous n'y arriverions pas. Mais heureusement les bonnes choses ont une fin et petit à petit le vent adonne, dans un premier temps nous pouvons arrêter les moteurs, ça déjà nous n'y croyons plus, et dans un second temps et bien le bateau accélère, de 12 h à 12h d'abord 124 milles, bon ce n'est pas terrible, mais le début n'était pas très rapide. La mer forte au début se calme et tranquillement les heures passent à allez disons 7 petits noeuds de moyenne A LA VOILE. Le moral remonte, je vais faire une sieste et je vous dis à demain. Demain ma première navigation en Grèce.
CM.
Pos le 24, 12h GMT : 38º08.04'N - 013º33.47'E
le 25 : 37º53.10'N - 015º56.40'E
le 26 : 37º58.36'N - 018º33.29'E
PS : 17h30 GMT : Je me reveille de la sieste, bientôt la nuit, le vent forcit à nouveau, Nord/Nord Ouest, ça c'est tout bon mais cela ne correspond vraiment plus à mon grib qui date, du coup je me connecte pour en reprendre un et j'en profite pour vous envoyer ces deux posts. Nous sommes à 65 milles de notre atterrissage au sud de l'île de Céphalonique, à 210 milles d'Athènes et 410 de Bodrum
Une journée bien remplie
Tellement remplie que j'ai l'embarras du choix, pour le titre. Cela aurait pu être : coup de vent en mer d'Irlande, Loi de Murphy, le jour de l'espadon, vivement Palerme, mon royaume pour un bidon (de fuel) et en poussant un peu le bouchon, mais à peine : Pêcheurs d'Islande ...
Commençons par coup de vent en mer d'Irlande, vous verriez le paysage, brouillard, gris, moche, une mer dans tous les sens et du vent. Dans peu de temps nous devrions apercevoir la Sicile après avoir déjà vu une petite île sous un gros nuage bas, mais je suis pris d'un doute, n'est ce pas l'Irlande, la devant nous ... Le vent, comme prévu nous y avons eu le droit, il s'est fait attendre, du calme avec de grosses bourrasques (d'où la météo Italienne "bourrasqua", en fait c'est gale en anglais). Après quelques heures il a fini par s'établir, plus Est que prévu, assez fort en début de nuit, disons 30 noeuds, puis à nouveau une période de calme au milieu de la nuit et retour en force au petit matin, 3 ris dans la GV, 1 ris dans le foc, le mousqueton du point d'amure du troisième ris s'est ouvert sous la traction, le vent forcit encore, la mer commence a déferler un peu, j'affale tout, les 2 moteurs pour tenir le cap et après une ou deux heures de ce traitement, comme prévu, enfin une adonnante, nous pouvons faire la route, le vent faiblit, 2 ris génois, au reaching à 8 noeuds. Nous n'y croyions plus depuis longtemps et c'est là que la loi de Murphy intervient, la bosse du second ris casse ... Il faut dire que ce système est sacrement mal foutu, la bôme cisaille littéralement le bout, bon j'aurai dû faire attention, mais c'est un système que je n'avais pas encore vu, j'apprends ... autant apprendre autre chose d'ailleurs. Et petit à petit le vent retombe, à nouveau le moteur, vivement Palerme, presque plus d'essence, une fois sous le vent de la terre nous mettons le dernier bidon, encore un truc pas très bien fait, les nables sont sur les tableaux arrières, quand ça remue, pas question d'y toucher. Mais ça va suffire et à 3 heure du mat nous nous posons devons la pompe, enfin Palerme et quelques heures de sommeil. Ah j'oubliais, Pécheur d'Islande, l'Islande facile à trouver, c'est comme la Sicile quand il fait mauvais. Pécheur, oui, on a toujours la ligne qui traîne, pas une pêche assidue, au cas où. Alexandre aimerait bien reprendre quelque chose, visiblement la pêche il aime ça et moi, j'avais vu des reportages sur les pêches en Sicile, ces filets dans lesquels les gars descendent pour ramasser d'énormes thons rouges et d'incroyables bateaux pour littéralement chasser l'espadon du coté de Messine (non pas la sardine). Et bien ce coup ci c'était vraiment le jour de l'espadon. Nous finissions de ranger après le distribille de la rupture de la bosse de ris, je regardais comment cela avait pété, Alexandre "Dis donc, je crois que la ligne a attrapé quelque chose". Des oiseaux au dessus. "M ... pourvu que cela ne soit pas un piaf" Et bien non, un bel espadon, pas trop gros, disons un bon mètre et demi, du coup nous ne l'avons pas raté et pour en revenir au pécheur d'Islande, une fois la bataille finie, l'animal dépecé et bien moi et ma belle tenue toute neuve, ambiance poissonnier ... A demain
CM
Pos 12 h : 38º18.03'N - 011º56.15'E
jeudi 22 avril 2010
Le calme avant la tempête
Cette fois-ci un tout petit post, je veux reprendre un grib, la météo italienne annonce du 8, je préfère éviter. Nous avons encore passer une nuit au moteur face au vent et maintenant plus de vent. Le calme avant la tempête. En fait cela devrait passer, au pire je peux fuir un peu et les vents tournent ensuite qui me ramèneront sur la route. Le gros de la "Bourrasqua" est devant nous, nous ne devrions que l'effleurer. Il nous faut du vent, nous avons mis trois de nos quatre bidons dans les réservoirs, nous ne pouvons pas finir au moteur ... Mais ne vous inquiétez pas, on va y arriver et peut être qu'après nous aurons un peu de beau temps ... et plus le temps d'en profiter. Il faut maintenant foncer, foncer, l'équipage résiste, le mal de mer n'est plus qu'un lointain souvenir pour Alexandre qui après les dauphins et les poissons lune vient de voir sa première tortue. Laurence quand à elle, je crois qu'elle trouve que cela a assez duré, un peu de beau temps et elle commence à s
'inquiéter pour son expo. Bon, elle est patiente et prend sur elle. Tout le monde embrasse tout le monde, très fort.
CM
mercredi 21 avril 2010
Lannée des méduses
Il faut vraiment que je me creuse le ciboulot pour trouver des histoires à raconter. Comme prévu le vent s'est levé et comme prévu pile dans le nez, après quelques milles au prés à la voile, je craque, rien à faire on n'avance pas, autant mettre à la cape et aller dormir ... mais nous sommes maintenant pressés. Les deux moteurs, 2 200 tours, au delà cela consomme trop et cela tape, la Méditerranée est comme ça, dès que le vent se lève, un petit clapot court, la longueur du bateau entre deux vagues, et bing, et boum, et paf, ça saute, ça tombe, ça cogne de partout, on cherche le meilleur régime, on s'accroche et on patiente. Je refais encore une fois mon calcul, allez cela devrait passer, on devrait pouvoir atteindre Palerme. Un regret, je ne verrai pas les côtes de la Tunisie, l'île de la Galite, une consolation de taille, Palerme, le détroit de Messine et peut être apercevrons nous les Eolienne et l'île de Vulcano : LE volcan. Des histoires j'aimerai bien vous en raconter d'
aussi belle que celle que je viens de lire, ou au moins d'aussi bien écrites. Je viens de finir "L'usage du monde", de Nicolas Bouvier. Il en aura fait des milles ce livre, il avait fait le bonheur de quelques-uns, d'Alain en particulier lors de notre périple vers Tahiti. Il m'aide à supporter les contrariétés de cette croisière jusqu'en Turquie. Ciselé, précis, précis comme une montre suisse. Chaque petite phrase, chaque mot longuement pesé, rien n'est laissé au hasard, l'auteur est bien suisse. Un petit coté moralisateur mais surtout l'essentiel du voyage, le temps, une perception bien particulière du temps. Le temps qui passe et le climat aussi, bloqué par l'hiver comme nous sommes bloqués par le vent debout, le temps et les rencontres. C'est vrai que lors de nos croisières, si nous percevons bien cette dimension du temps, pour les rencontres, elles sont plus rares et souvent brèves, car malheureusement le temps nous est compté. Et puis c'est un livre, il a dû mettre un peu de temps à l'écrire, je me contente d'un journal de bord, et donc, puisque nous sommes encore au moteur, rien à faire de spécial, la veille est maintenant plus relâchée, nous avons, à cause de nos amis militaires, quitté la route des cargos. J'ai donc un peu de temps pour la description du jour, j'ai fait quelques photos, mais je suis sur que cela ne donnera rien, je vais essayer à la façon de Nicolas Bouvier, et les fautes de frappes vous n'aurez qu'à les mettre sur le compte des vagues.
La Méditerranée, une mer fermée, une mer au milieu des terres, une mer dont les espèces endémiques parcours les flots indéfiniment. Parmi ces espèces, il en est une qui n'attire guère la sympathie. Je veux parler des méduses et plus particulièrement d'une d'entre elle. Petite cousine de l'argonaute en anglais Portugese Man O war, comme elle, elle arbore fièrement une voile qui lui permet de parcourir d'impressionnantes distances.
Dernière minute, je viens de prendre une météo. J'arrête donc ma littérature, je vais prendre un grib, il semble que devant nous le vent risque de forcir un peu. Mon dernier grib me donnait du Sud Est à Sud assez fort. Le Sud me permettais d'aller à Palerme assez vite, mes nos amis tunisiens parlent de NE à SE jusqu'à 35 noeuds, ça ne m'arrange pas et de sud jusqu'à 40. Je crois que les 2 jours à venir risque d'être un peu agités, ah et avant de conclure, ce matin, enfin, un petit thon, c'est Alex qui était bien content. Carpaccio, à la tahitienne et mi cuit, il n'en reste déjà plus beaucoup.Tout le monde embrasse tout le monde, à bientôt.
CM
Pos le 21 : 37° 59 89 N - 07° 19 00 E
mardi 20 avril 2010
Pas le choix
Et bien il y des jours ... Après l'attente forcée des Sables, après nos petits ennuis de drisse, après les vents contraires qui nous attendent à chaque cap, ou le "pas de vent", ce matin on tape dans l'inédit :
- "Ship in position : 37° 10 N 04° 57 E , can you read me, this is Algerian Navy ..."
Bon, évidemment qu'on l'entendait, le bateau militaire était planté devant nous et toute la nuit ils avaient intercepté des bateaux.
"Nous procédons à des exercices militaires, veuillez changer votre route"
"Euh Oui, jusqu'où ?"
"Remontez à 38 Nord"
Yes ... 40 milles à faire dans le nord. Pas le choix, pas envie non plus de risquer l'incident diplomatique, je crois que cela serait mal vu et nous avons assez de retard comme ça. Le petit manège a duré toute la journée, toute la journée des appels :
"Motor vessel Artic sea, this Algerian Navy"
"Motor vessel Dream, Motor vessel Catania etc etc" ... visiblement russes, ukrainiens et autres libanais étaient les plus réticents à obéir. il faut dire que ces braves militaires obligeaient tous les navires en route depuis ou vers le détroit de Sicile à se détourner de plusieurs dizaines de milles, juste pour jouer avec quelques pétards, mais non le ridicule ne tue plus. Nous avons vu un de ces énormes porte containers, le "MSG Catania" justement, je pense qu'il a dû essayer de forcer mais finalement comme nous il remontait vers le nord, ça devait pester à bord ... Et moi qui espérais me glisser le long des côtes africaines et éviter ainsi le vent contraire prévu dans l'après midi, et bien c'est raté. Plus d'option, la route Nord s'impose donc d'elle même. Je crois que nous allons passer au Nord de la Sicile, Tabarka ferait maintenant un trop long détour, j'espère avoir assez de fuel pour aller jusqu'à Palerme et du coup je crois que je vais rester à la voile et faire le to
ur par le nord des difficultés attendues, ça devrait passer avec un belle cuillère et au pire dans deux jours le vent se renverse ... Mais promis on va essayer de finasser et de ne pas perdre 2 jours de plus, on va perdre 8 à 10 heures minimum et les délais deviennent de plus en plus serrés, mais là je me dis que cela commence à bien faire cette ballade, plus long qu'une transat et vous me direz que sur les traces d'Ulysse il faut s'attendre à tout, noooon ... pas 10 ans ... et ce coup ci c'est sur, de Charibde en Scylla on y a le droit, c'était bien le détroit de Messine, n'est ce pas ?
Allez à bientôt pour de nouvelles aventures, au point où nous en sommes je me demande bien ce qui pourrait se passer, ah si je sais, du beau temps et 20 noeuds de vent au largue, on peut toujours rêver non ?
CM
Pos 12h : 37° 37 84 N - 05° 10 17 E
Et bilan du détour : Nous avons quitté notre cap à 7 00 TU ce matin et l'avons repris cette fois ci en direction du détroit de Messine à 16h 30
lundi 19 avril 2010
Au large dAlger
Juste un petit post, je me connecte toujours à cause de cette météo qui me préoccupe. Pas grand chose d'original à raconter, nous longeons les côtes nord africaines en compagnie de nombreux cargos, portes containers et autres pétroliers. Un peu loin de la côte, nous n'avons cette nuit aperçu que quelques lumières, au petit matin quelques sommets qui dépassaient de la brume et depuis plus rien. Au sud maintenant Alger, Alger la blanche, nous ne verrons que le blanc. Sinon, toujours au moteur, avec ou sans voile c'est selon, je garde un ris pour ne pas abîmer plus la drisse et avec ce vent, c'est surtout le moteur qui nous propulse, alors au gré du vent et des courants, 4,5 noeuds, 5 noeuds parfois 6 et même un peu plus, 133 milles en 24 heures, ... et le grib d'hier ne m'a pas rassuré, j'en reprend un maintenant, mais j'ai bien peur que nous soyons obligé de nous arrêter en Tunisie pour refaire le plein. A priori, je penche de plus en plus pour une route au nord de la Sicile e
t j'aimerai au moins aller jusqu'à Palerme, mais rien n'est moins sur, il semble bien que dès demain après midi, les vents se renforcent suffisamment pour à nouveau nous ralentir nettement. Je vois ça et en attendant, et bien comme d'habitude tout le monde embrasse tout le monde.
CM
Pos : le 19 à 12h GMT : 37º07.23'N - 37º07.23'N






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