jeudi 21 octobre 2010

Calmes ?

Jeudi 21 Octobre

Et bien non, c'est fini. Du coup tout va bien. Ben pas tout à fait, avec les premiers nuages noirs, en pleine nuit évidemment, du genre 4h du mat, Mr Murphy is back, plus de lune nuit noire et ... et anémomètre en panne ça énerve sur un cata, d'autant plus que ce n'est pas la première fois ... Et ça c'est le hors d'oeuvre, le plat de résistance c'est le pied de mât, un truc un peu compliqué, le résultat, de sinistres grincements, lampe de poche et une question, chut je n'en ai parlé à personne : comment je traverse ? Dakar est un peu loin, Mindelo au Cap Vert, Dominique a oublié son passeport et comment peut on espérer une vrai assistance ? A priori les gribs annoncent du portant, plein vent arrière, un peu plus fort, j'essaye ma spécialité, Captain Butterfly, ça marche le mât ne fait plus de bruit, en fait plus de compression au niveau du vit de mulet, mais qu'est ce qu'il raconte Christophe, ne vous inquiétez pas, on va suivre le vent, plein vent arrière, tourner autour de
la bulle et je l'espère accélérer un peu, enfin des vagues, enfin du portant, enfin ... un phaéton, paille en queue, nous ne sommes pas très loin du Cap Vert, mince le Cap Vert c'est du mauvais coté, encore tout l'atlantique, allez moins de 2 000 milles, un pied de mât en vrac, un anémomètre, un alternateur, ah oui je l'avais oublié, bon, mais nous on a pas besoin du métro et j'imagine que du coté de Paris, Gif, Rueil, St Cloud ou ailleurs ça doit commencer à givrer ? Bon, nous on supporte une petite laine, je dors toute les nuits dehors au petit matin, petite fraicheur ... l'eau est à ... 31,2
Ce petit post n'était pas prévu, Dominique a besoin de nouvelles et moi je fais un petit point à cause de ces histoires de mât. Après demain ?
A bientôt
CM

Pos le 21 : 19 46 16 N - 27 07 05 W à 1 965 nm de la Martinique

mercredi 20 octobre 2010

Calme, bis repetita

Mardi 19 & Mercredi 20 Octobre

Et oui comme prévu toujours des pannes au vent arrière, vers le sud, là on ronge notre frein car on ne s'approche pas, vers l'ouest, chouette on s'approche mais on se jette dans une zone sans vent. Je vais reprendre une météo, aux dernières nouvelles, rien de méchant devant mais c'était il y a 2 jours. Pas assez de vent pour les voiles en papillon plein vent arrière, mais une veine de vent établie en fin de nuit nous permet quand même de progresser. Plus de moteur depuis hier ... Toujours salon de lecture à bord et Julien est reparti avec le jeu de tarot, donc rami ... Les lignes avec leurs nouveaux appâts sont toujours en phase d'entrainement, elles font trempette et rien de plus, pas même une touche. A ce train de sénateur la Martinique est encore loin, je vais voir ça tout de suite, à priori nous sommes encore obligés de faire du sud au moins 2 jours avant de pouvoir mettre le cap vers la Martinique. J'aimerai bien faire parler la poudre une fois quand même, Vostok c'était
bien une grosse fusée non ?
Nous pensons tous à vous très fort et tout le monde embrasse tout le monde.
CM

Pos le 19 : 22 27 86 N - 23 57 43 W
le 20 : 20 56 86 N - 25 20 24 W à 2 070 nm de la Martinique. 119 nm au 230.

lundi 18 octobre 2010

Calme

Dimanche 17 et Lundi 18 Octobre

Ce post sera bref, la météo avait raison, c'est le calme. Pas le calme complètement plat, 6/7 noeuds de vents, de temps en temps quelques heures avec une dizaine de noeuds, nous avons même eu une bonne heure avec 15/16 noeuds et comme nous nous plaignions du près et bien nos voeux sont exhaussés, c'est du vent arrière, sauf que plein vent arrière avec ce vent et sans spi c'est pas terrible, d'autant plus que le bateau trop chargé est comme scotché sur les eaux bleues de l'atlantique sud ... Donc alternance de pannes en fonction de la direction du vent, un coup vers le sud, un coup vers l'ouest, quand le vent a forcit nous avons même fait un peu de papillon avec les focs seuls et maintenant à nouveau du moteur. J'essaye de me recaler plus prêt de la côte, les gribs y indiquaient un peu plus de vent. Pas trop prêt non plus, nous sommes à la hauteur du grand banc d'Arguin, le radeau de la méduse. L'océan se vide, un bateau encore cette nuit, quelques belles bandes de dauphins, u
n oiseau égaré et pas grand chose d'autre. L'équipage prend ses aises, salon de lecture, va t'on avoir assez de livres ? Atelier pêche avec le montage de nouvelles lignes, cuisine, sieste. Il va nous falloir relancer des rubriques pour le blog, litres et ratures ou News de l'Atlantique. Je me connecte, il me faut la météo, j'espère un peu plus de vent ou qu'il tourne, mais surtout que devant nous la route est libre. A bientôt donc.
CM

Pos le 17 : 24 25 87 N - 20 12 52 W
le 18 : 23 44 32 N - 22 13 15 W à 2 260 NM de la Martinique (118 nm au 257°)

GMT - 1

samedi 16 octobre 2010

Enfin la transat

Samedi 16 Octobre

Et oui ça y est, enfin la transat et pour ceux qui n'en ont pas eu, enfin des nouvelles. C'est vrai je n'est guère été loquace. Une escale et même pas un post, et bien. Un peu fatigué sans doute ... Je ne vais pas reprendre nos petites histoires jour par jour, ça ferait un peu long alors dans l'ordre ou le désordre quelques fait marquants.

Du prés, du prés et encore du prés.

C'est simple et depuis que nous sommes partis c'est comme ça, soit pas de vent au moteur, soit du vent de face à tirer des bords. Pour arriver aux Canaries du près dans la brise. Nous avons tirer des bords au large de ce fameux cap Bedduzzo, puis après un moment et là il faut que je m'autocongratule, ça fait du bien, un long bord de plus de 24 heures vers le sud qui nous amène en fin de journée, pile sur le nord de l'île d'Alegranza, la plus nord des Canaries. Un atterrissage disons le : parfait ... Puis je pensais faire la route directe vers Las Palmas en abattant un poil et bien non, le vent tourne lui aussi d'un poil, il nous faudra donc faire un bord, au moteur celui là, pour franchir le lendemain les digues de Las Palmas

Record battu

A part ces histoires de moteur et de près quoi d'autres pendant cette traversée jusqu'à Las Palmas, mais oui, mais c'est bien sur, une histoire de pêche. Et bien record battu, toutes catégories confondues, sauf bien entendu notre énorme espadon du Pacifique que nous n'avions que partiellement réussi à hisser à bord. Ce coup ci, c'est un thon mais sans doute dans les quarante kilos. Celui-ci est à bord, découpé et au congélateur.

Escale aux Canaries

Bienvenue cette escale. Un peu de repos et quelques réparations perturbées par une pluie torrentielle le second jour. Nous retrouvons Pedro à la station, il commence à bien nous connaitre, nous prête quelques outils pour retendre les haubans et rendez vous la prochaine fois, d'autant plus qu'il a passé commande de poisson, nous en lui avons laissé un bon filet. Pas mal de temps au Sailor's bar. Tout le monde y va, c'est obligé, il y a le WI FI, mais là avec l'ARC dans quelques temps il y a vraiment trop de monde et les liaisons WI FI deviennent folklos. Des dizaines d'ordis ouverts pestent de concerts. Le patron, un Italien, qui est venu ici en bateau il y a quelques temps, s'est arrêté et a acheté le bar va nous préparer, gracieusement, un assortiment de thon fantastique, marinades, Carpaccios et cuit, un régal. Evidemment nous lui laissons un morceau. Nous y avons dîner avec Corinne, Samuel et leurs enfants que nous avions rencontré aux Sables d'Olones pendant notre longue
attente. Ils sont partis, et tranquillement descendent vers le sud avec leur 40 pieds "Ercaulosa", après les Canaries, sans doute la Cap Vert, le Sénégal, Dakar et la Casamance, puis le Brésil. Là, ils ont, je ne sais pas, en tout cas Samuel a craqué au vu de notre IPad. Du coup il en a acheté 2, un chacun ... J'espère qu'il a pu télécharger toutes ses cartes et nous leur souhaitons évidemment encore de belles navigations.

Départ

L'escale a vu aussi notre équipage se réduire. La descente a été, vous l'avez compris un peur dure, du coup Julien notre jeune "cuistot" a me semble t'il pris conscience que le bateau ce n'était pas trop son truc. Il est comblé par le thon, la pêche il adore, il va pouvoir frimé avec ses photos, mais l'Atlantique à suivre, c'est un peu long. Ce fut plus difficile pour Antoine qui voulait vraiment continuer, mais là, j'en suis désolé, il fallait se rendre à l'évidence. Son état de santé ne lui permettait pas de traverser l'Atlantique en tout cas pas dans de mauvaises conditions et pour l'instant c'est un peu dur quand même. Nous ne sommes donc plus que 4, et les survivants sont quasiment tous des pros maintenant. C'est le capitaine qui va prendre des vacances ...

Météo

Avant de partir une météo, pas très encourageante, encore pas de vent, encore du vent dans le nez. Je reprend des bidons supplémentaires et 100 litres de plus de fuel. Nous partons. Du sud à faire au début, au près assez près des côtes d'Afrique où j'espère attraper un peu de vent portant, nous descendrons sans doute au moins jusqu'aux îles du Cap Vert, après ce sera fonction du vent et d'éventuels monstres.

Et pour conclure, et bien depuis cette nuit, plus de vent, au moteur. Un nouveau petit souci, l'alternateur tribord ne débite quasiment plus, bon, il y a le bâbord et le groupe, mais j'aimerai surtout qu'il y ait du vent. En principe les gribs nous avaient annoncé cette situation, je me connecte pour voir ce que cela devient et aussi m'assurer que rien de méchant ne se prépare devant nous. Si tous va bien sans doute pas de nouvelle avant après demain ou même plus tard. Sinon et bien vous risquez de m'avoir plus souvent sur les bras.
A bientôt et tout le monde embrasse tout le monde.
CM

Pos le 16 à 12h : 25 11 00 N - 18 01 72 W à 2 491 NM de la Martinique
Le 15 : 26 22 72 N - 16 09 44 W
Le 14 : 28 04 24 N - 15 22 47
Le 11/12/13 : La Palmas
Le 10 : 29 53 80 N - 12 45 91 W

samedi 9 octobre 2010

Raté

Vendredi, Samedi 8 & 9 Octobre

Je vous l'avez dit, j'ai peur que nous ayons raté notre coup. Je confirme c'est raté, du coup la sanction, une bonne grosse journée de vent fort, trop fort, dans le nez, 3 ris dans la GV et dans le Solent et toujours à tirer des bords. Bon ne vous inquiétez pas tout va bien à bord, c'est juste ch ... Après des journées au moteur, passer une trentaine d'heures à faire le dos rond, quasiment à la cape c'est pas vraiment drôle. Du coup je reprend un grib, mes infos commencent à dater et j'aimerai bien savoir exactement quand le vent va se décider à tourner, entre autre pour en profiter au mieux et abréger le calvaire (de l'équipage ... ). La fatigue commence à se faire sentir, les traits tirés, l'air hagard, les uns et les autres se demandent se qu'ils font dans cette galère, à part bien entendu manger, manger de la daurade (ah oui je ne vous l'avez pas dit on en a attrapés 2). Et je n'en ai pas profité, Laurence non plus d'ailleurs nous avons sans doute trop abusé de poissons
crus dans le passé et celui ci est repassé par dessus bord illico presto. J'avais l'air malin, en pleine manoeuvre, "tire la bosse" - Buuurrrpp - "Choque la Balancine" - Buuurrp - "Reprend l'écoute" - Buurrp - Une fois les 2 ris pris, c'était fini, bateau rangé, estomac vidé ... L'occasion aussi de tester un peu le bateau, tout va presque bien. Comme prévu le tiroir à vaisselle s'ouvre inopinément, un loquet ... une belle fuite dans une cabine avant, une autre dans la cale arrière, une troisième dans une cabine arrière, le dessal qui marche, mais pour le faire marcher, il y a un truc ... C'est dommage tout ces petits détails, sans ça le bateau est vraiment bien, je ne l'avais pas encore tester au près dans la brise, et bien encore une fois, c'est vraiment un bon bateau, mais là, à l'impossible nul n'est tenu, on patiente encore un peu, le vent va bien tourner un jour, justement je vais voir et je vous dit à bientôt, sans doute aux Canaries 2 jours, 3 jours ?
Tout le monde embrasse tout le monde
CM

Pos à 12h GMT : le 8 : 32°22 62 N - 10 21 81 W
le 9 : 31° 27 11 N - 10° 49 56 W

jeudi 7 octobre 2010

L’Atlantique

Mardi, Mercredi, Jeudi 5,6 & 7 Octobre
ça y est, notre traversée de l'atlantique a commencée, enfin ... Elle a commencée de nuit, à 22 heure GMT le 5 au sud de Tarifa. Disons que c'est là que finit la Med et commence l'Atlantique. Il faut bien des références n'est ce pas ? Tarifa, c'est le sud de l'Espagne et entre Tarifa et la pointe Cires, c'est la partie la plus étroite du détroit de Gibraltar. Donc voilà notre référence. Et dans l'Atlantique tout a changé ... et bien non, toujours au moteur, ça cela ne change pas. La mer a changée, c'est vrai, nous sommes passé d'un clapot court, casse bateau, j'y reviendrai, à une longue houle beaucoup plus confortable. Le défaut de cette houle c'est souvent qu'elle annonce du vent. Du vent je veux bien, j'aimerai bien du vent de Nord, le genre alizé portugais que l'on trouve souvent dans le coin. Mais non, ce qu'elle nous annonce c'est du vent de face. Pour l'instant c'est donc comme prévu. Au départ d'Almerimar, une première nuit face au vent au moteur, trop de vent, trop d
e clapot, le bateau (trop chargé) tangue et au petit matin un coup d'oeil au pied de mât, ouille, noir de poussière d'aluminium, 3 mm de jeu à l'arrière, disons que ça va tenir mais ça me rappelle quelque chose. Ensuite la mer d'Alboran, pas de vent, les deux moteurs, on essaye de refaire un plein à Ceuta, raté. Il nous manque une heure et pas question d'attendre sinon la fenêtre se ferme. Le détroit de Gibraltar, de nuit c'est toujours plus simple n'est ce pas ? Bon mais cette fois avec le vent et le courant. Une frayeur lorsqu'un NGV surgit de Tanger, une colère lorsqu'un bateau de patrouille (des militaires) vient nous voir, de nuit c'est pas marqué "Militaire", ce ne sont que des feux, et lorsque le rouge et le vert obstinément s'approchent de vous et que vous êtes à la voile (et oui), pas très manoeuvrant et un peu près de la côte, vous vous demandez ce qu'il fait ce bateau de m ... Bon, mais du coup Gibraltar vite fait bien fait, on profite encore du venturi quelques heures pour faire un peu d'ouest et lorsque le vent tombe nous reprenons notre cap ... au moteur. Un objectif : passer le cap Bedduzo avant que le vent ne se lève vraiment, l'idéal serait d'attendre le cap Ghir, mais là il ne faut pas rêver de toutes façons on aura pas assez d'essence ... Le cap Bedduzzo c'est où, je vous laisse chercher, l'idée étant qu'au delà de cette limite les vents contraires sont moins forts et que l'on aura une chance de se glisser vers le sud. Sinon, nous risquons d'être refoulés ou tout du moins de poireauter 2/3 jours dans de la mer avant de refaire route vers les Canaries. C'est pour ça que vous avez des nouvelles, je vais me connecter pour prendre un grib, j'ai peur que nous ayons raté notre coup ou si cela passe cela va être juste. Le vent s'est levé ce matin, de face comme prévu mais nous sommes encore un peu loin. Les Canaries nous devons y aller, au moins refaire le plein. Le fuel, le fuel, toujours ça, mes petites économies y passent, ça commence à me "gonfler" cette météo ... D'autant plus que moteur, moteur, moteur et bien c'est tout sauf drôle. A part les migraines, il y a la mauvaise humeur du capitaine que l'équipage va commencer à avoir du mal à supporter ... il y en a qui ont l'habitude, du moteur, de la mer, de la mauvaise humeur du (ou d'un) capitaine, il y en a, un peu moins ... Et bien les nouvelles de l'équipage ce sera pour plus tard, là moi c'est la météo qui m'intéresse ... et puis, je vous le dit, un peu de suspens, de mon temps "St Lys Radio, St Lys Radio", ben des nouvelles c'étaient pas souvent ... Allez je vous laisse juste un indice : le menu de ce midi : Fougasse home made, steacks, salade de concombre et j'en passe.
Je vous dit à bientôt, sûrement pour un post plus court et quand même, tout le monde embrasse tout le monde.
CM
Pos à 12h le 5/10 : 36°10 94 N - 04°38 74 W
le 6 : 35 01 13 N - 07 00 66 W
le 7 : 33 19 09 N - 09 10 58 W à 3 137 NM de la Martinique

lundi 4 octobre 2010

Que faire ?

Un vrai casse tête ... Toujours trop de vent de face, une fenêtre sans doute en début de soirée. Et ensuite ? Nous devrions pouvoir passer Gib sans problème, au moteur comme depuis le départ, ensuite sans doute encore une petite journée toujours au moteur et puis ça se gâte. Les grosses dépressions au nord nous envoient un courant perturbé avec le vent dans le nez et pas mal de milles à faire dans ces conditions. Nous tentons le coup, sur 2 moteurs le plus vite possible vers le sud, on verra bien. Au passage à Gib, je prendrai une nouvelle météo, si vraiment ça coince on sera peut être obligé d'attendre la bas. Allez haut les coeurs et d'ici quelques heures nous reprenons la mer.
A bientôt.
CM

dimanche 3 octobre 2010

Enfin en mer

Mercredi 28, Jeudi 29 Septembre

Cela a fini par arriver, Vostok est un “navire en mer”. Ouf pas trop tôt. Bon en mer, disons en Méditerranée, l’Atlantique est encore loin et pour l’instant et bien c’est simple, moteur, moteur et encore moteur. A ce train là il va falloir que j’m’arrête pour refaire un plein avant les Canaries. La Méditerranée, bon je manque un peu de respect, le moteur ça énerve, à part le petit temps elle nous a gâté question bestioles, à quelques milles du départ les premiers dauphins et 2, 3 heures plus tard, les premières baleines. Bon ce sera peut être les seules, mais avec Victoria, une transat sans en voir une seule, cette fois ci mes équipiers ont bien de la chance.
Vendredi 30 Septembre, Samedi et Dimanche 1er et 2 Octobre.
Je reprend ce post où je l’avais laissé il y a quelques jours maintenant. Je manque à mes devoirs mais décidément la Méditerranée ne m’inspire pas, en tout cas pas sur cette traversée. Du moteur, du moteur et encore du moteur, nous en sommes maintenant à 100 heures de moteur pour moins de 5 jours de navigation autant dire que nous n’avons pas fait de voile. Un temps pas terrible, c’est le moins que le l’on puisse dire puisque maintenant nous sommes arrêtés. Et oui escale à Almerimar, vent d’ouest 7 a 8, la mer d’Alboran dans ces conditions pas la peine. C’est bien ce que je pensais nous avons du stopper ... Peut être une fenêtre pour repartir demain, certainement après demain ... ça nous ferait plus de deux jours de retard sur notre précédente traversée et ensuite l’Atlantique, avec au début encore une météo pas terrible mais ça peut changer et je me dis que ces grosses dépressions au nord vont tasser l’anticyclone des Açores et c’est marqué dessus “Anticyclone” donc peut être de bonnes conditions pour la suite, l’alizé ? Arrête de rêver, Christophe ... J’arrête donc et je vous dit à bientôt.
CM
PS : Certains d’entre vous doivent se dire, CM il exagère, que devient l’équipage ? Et bien en deux mots l’équipage va bien, nous avons fait escale, du coup tout le monde a eu des nouvelles et puis pas loin de la côte les portables fonctionnaient régulièrement, pas vrai ? Et puis cela nous laisse des histoires à raconter pour la suite ...

mercredi 29 septembre 2010

Faux Départ

Un come back ultra rapide, à peine quelques heures de mer, un passager clandestin, un rat qui se cache dans la bôme, comment s'en débarrasser, nous avons "pu" le faire, je vous laisse deviner comment, mais surtout un petit problème de barre, une à gauche, l'autre à droite. Pour le coup nous sommes encore tout prêt du chantier, je préfère faire remonter tout ça correctement. Du coup en profite pour récupérer un Lazy Bag, là aussi je préfère ça, plutôt que d'avoir à faire l'acrobate sur le bimini et puis nous avons le temps de faire encore quelques finitions. Une petite heure pour monter le lazy et nous partons, cette fois çi cela devrait être la bonne. Le 29 comme la dernière fois, nous étions partis le 29 Juillet, arrivé le 29 Août, Septembre ne fait que 30 jours, alors arrivée le 30 ?
A bientôt, en mer ...
CM

dimanche 26 septembre 2010

Vostok

Devinette : Vostok, alors pourquoi Vostok, une fusée ? Après Victoria ? Un bateau, celui de Bellinghausen ? Et bien je vous donne la réponse, c'est un lac ... Il faut que je regarde ou il est. Et puis surtout c'est notre nouveau bateau. Encore un Catana 47, non, non je ne me lasse pas. Un seul défaut même moteurs, même hélices que Victoria. Une grosse semaine au chantier, enfin nous sommes prêt. Un hic BMS force 9 au Cap Bear. Nous laissons passer le coup de tramontane et demain matin au premières lueurs du jour, en route. La météo moyenne en med, nous n'allons surement pas aller très vite et puis ensuite, on verra ... Le bateau est prêt, aussi prêt que possible et l'équipage, nous sommes 6, commence à piaffer. Nous ferons connaissance au fil des prochains messages, Laurence, Dominique, Florent, Antoine et Julien, j'espère que tous auront des histoires à raconter et en tous cas, j'ai des bras ...
Tout le monde embrasse tout le monde et dans quelques heures "Vostok" est un navire en mer.
CM