mercredi 7 septembre 2016

San Cristobal, photos en vrac



Leçons d'IPad, pas toujours facile



J'essaierai d'en mettre d'autre avec quelques commentaires








Le phaéton, paille en queue, oiseau du soleil



Qui porte bien son nom

Mise à jour

Juste quelques mots, San Cristobal c'est fini. Enfin à bon port.
62 jours, pas un poisson, tous les records sont battus. Heureusement quelques bons moments avec mes équipiers. Une rencontre bizarre en Méditerranée, cela ressemblait à des orques !  Et du moteur jusqu'à la fin.
San Cristobal s'est fini, place à ??? . Je ne sais le nom du bateau, un Bali 4.0 comme U Neat. Et pour une fois ce n'est pas les tropiques. Nous allons le chercher en Suède, à Stockholm. Nous, Roland, Alain et moi ... Destination La Rochelle, le bateau doit être au grand pavois. Il faut que l'on fasse vite, 1 400 milles via le canal de Kiel. J'espère qu'il va faire beau, ça pourrait être une navigation amusante, dans le cas contraire ... Allez je croise les doigts et je vous dit  bientôt.

samedi 20 août 2016

San Cristobal, Délivrance ?

Samedi 20 Août

Le bout du tunnel enfin ? Peut être pas, le bout de l'Atlantique, c'est fort probable, Tarifa à 120 milles, nous sommes maintenant dans la baie de Cadix, nous voyons le bout de cette traversée. Avec la météo actuelle nous devrions passer Gibraltar sans trop de soucis demain dans la journée. Une bonne chose de faite, nous sommes quand même à 55 jours du départ, partis pour mettre 2 fois plus de temps que la normale ... Et toujours pas de poisson ...
Alors le bout du tunnel, peut être pas tout à fait, la météo en Méditerranée n'est pas terrible, terrible, à peine passer le détroit de Gibraltar les vents s'inversent, pile de face.
Nous n'avons plus de Gas Oil, nous n'avons fait que quelques heures de voiles depuis notre départ de Sao Miguel, il nous faut nous arrêter à Gibraltar refaire le plein.
Plein d'eau aussi, un robinet ouvert ... Plein de frais, pas de poisson égal plus de frais ...
J'ai le sentiment que Frédéric s'arrêterait bien un peu, visiter Gib, le caillou, il ne connait pas. Problème, demain c'est dimanche, il nous faut être sur d'arriver de jour pour le Gas Oil et tout le reste sera fermé. Par ailleurs les marinas de Gib sont minuscules, pas certain du tout que nous aurons de la place. Et surtout cela va dépendre de la météo. Si nous avons une chance de passer l'obstacle suivant, la mer d'Alboran, je ne ferai qu'un pit stop Gas Oil à Gib, on verra plus loin. Si par contre l'escale est "neutre", alors pourquoi pas, la suite risquant d'être un peu pénible, autant refaire les pleins, c'est bon pour le moral.
C'est un souci le moral, alors j'essaye de faire en sorte de ... Et cela semble fonctionner, puisque Roland et Frédéric semblent toujours très en forme, la traversée n'a pourtant pas été spécialement drôle ... C'est le moins que l'on puisse dire. A moins qu'ils ne jouent la comédie, dans ce cas rien à dire, ce sont de bons acteurs.
Quoiqu'il arrive, demain vous aurez sans doute des nouvelles, nous passerons à portée téléphonique, je déciderai de l'escale en fonction de la météo, je pourrai facilement en prendre une complète avec la 4G. Nous en saurons peut être un peu plus sur notre arrivée à Toulon, au mieux je dirai le 27, et encore je croise les doigts, et oui, nous n'avons pas encore explosé la Grand Voile mais ... Ça craque de partout.
Une dernière chose quant au téléphone, il se peut que Roland utilise le mien, un petit souci avec son code Pin, alors ne vous étonnez pas si vous recevez un appel d'un n° que vous ne connaissez pas forcément.
Je vous dis donc à très bientôt, tout le monde embrasse tout le monde

San Cristobal, le 20/8 à 15h45 TU : 36°20.18 N 008°00. 67 W à 118 NM de Tarifa

lundi 15 août 2016

San Cristobal, ne touchez plus à rien

Lundi 15 Aout

Décidément je manque à tous mes devoirs. Plus de nouvelles depuis, depuis si longtemps que je ne m'en souviens plus.
Je reprend donc mes notes et je m'aperçois que je vous avais laissé à 800 milles de Horta, le 25 juillet, avec encore l'espoir d'arriver à temps pour passer quelques jours en vacances en famille.
Espoir déçu, nous sommes encore en mer et si loin du but ... Notre espoir maintenant : arriver un jour !
Bon, j'ai quand même donné quelques nouvelles de ci de là, posté quelques photos, mais rapidement sur Face Book, tout le monde n'a pas Face Book.
Je vais donc reprendre pour ceux qui n'ont pas suivi.
Horta, nous y sommes arrivés, quelques jours sur place, réparation de la voile, le plein de frais, de Gas Oil et de tout ce qu'il faut. Le tour de l'ile, Frédéric a eu de la chance, il a fait beau et cette fois nous avons pu voir le fond de la caldeira. Une bonne surprise aussi, Roland qui est venu nous rejoindre, Roland et sa bonne humeur légendaire ...
Départ de Horta, un peu plus de 24 heures de mer, une mer formée, au prés, 21 noeuds de vent apparent, 3 ris (on ne peut pas dire que je surtoile) et craque, à nouveau la grand voile explose, elle est fatiguée, morte, cuite. Je choisi de faire demi tour, escale à Teircera, Praia Da Vitoria, une toute petite marina ou heureusement nous trouvons un voilier qui fait le nécessaire, un peu d'attente, nous sommes chanceux, nous sommes tombés en pleines festivités, lâché de taureau sur la plage, défilé et danse folklorique, feux d'artifice, une grande tente avec stands et restaurants proposant des produits et des spécialités des Açores et de tout le Portugal. Nous quittons la marina, les gens toujours aussi aimables, l'accueil, on me demande si j'ai apprécié mon séjour, évidemment c'est oui : "Alors ne le dites pas trop à vos amis", entre parenthèses "pas la peine que nous ayons trop de monde ..."
Et c'est reparti, encore plein d'espoir, espoir qui ne dure pas, encore une fois à peine 24 heures, le vent toujours au près mais dans l'autre sens, 18 noeuds apparents, 2 ris, et recraque ... À nouveau la voile complètement ouverte. Ce coup ci direction Sao Miguel, la plus grande des Açores, plus au sud, et la capitale Punta Delguada. Nouvel accueil aussi agréable, un nouveau voilier, qui me dit "je n'ai fait que ce qui avait cassé, le reste est mort", entre guillemet, à part une voile neuve, je me demande bien comment vous allez rentrer. Moi aussi ...
Le temps de la réparation nous laisse visiter, une ballade un peu rapide, une belle ile. Les Açores nous retiennent, ça doit être ça.
Bon, entre temps la météo évolue, les calmes s'installent et peut être du portant, pas trop fort, c'est reparti, et je touche du bois, "ne touchez plus à rien, s'il vous plaît".
Après 48 heures de moteur, un peu de vent, portant, à quelques degrés, pile comme il faut, 10/12 noeuds apparents à 115/120°, plus une mer plate, je ne dis plus rien, je croise les doigts, je fais des prières, des incantations, que sais je encore.
Alors de là à faire des prévisions ... 730 milles jusqu'à Gibralatar, on verra bien ... Un jour peut être ! Alors si vous voulez nous rendre service, prières et incantations, ajoutez y pêche, parce que là aussi c'est zéro pointé. Quant aux baleines, cachalots ou autres orques ... Dans les livres ? J'exagère un peu, quelques dauphins, 2/3 orques aperçues au loin, quelques souffles, probablement des cachalots, mais quand même, un grand désert.
Je vous laisse, le 15 Aout, à la plage ? Peut être en bateau ? Tout le monde embrasse tout le monde.

San Cristobal le 15/8 à 13h TU, 38°18.68 N 20°29.50 W à 726 NM de Tarifa

lundi 25 juillet 2016

San Cristobal, espoir et eau fraîche (plus un petit texte de Frédéric).

Lundi 25 juillet

L'espoir fait vivre, c'est bien connu, et heureusement parce que bientôt il ne nous restera plus que ça.
Espoir parce que nous avons encore du vent, pas franchement favorable, cela refuse de plus en plus, et après la pluie, nous avons maintenant le reaching dans une mer formée. Cela ne vous dit rien ? Si pour ceux qui connaissent, ils m'ont compris, ça veut dire que le bateau cogne dur et que les embruns giclent, bateau toujours fermé, rien ne sèche, mais même sous génois seul ça avance encore et tant mieux.
J'ai pu reprendre des fichiers, encore sans doute 2 jours comme ça, ensuite ? 500 milles en gros à inventer ? Je me creuse les méninges, aurons nous assez de fuel ? En fait la situation n'est pas catastrophique, après une période de calme le vent devrait revenir et nous permette d'atteindre les Açores au plus tard le 3. Mais je dois dire que j'aimerais arriver avant.
1 - Parce que j'aimerais passer quelques jours en vacances en famille
2 - Parce que question Gas Oil ça va être chaud. Quoi qu'il arrive nous sommes obligés de faire 1 h de moteur toutes les 2 heures (en gros) pour maintenir la charge des batteries, donc pas question de s'éterniser. Les batteries faiblissent, il nous faut démarrer le moteur de plus en plus souvent, et nous n'avons évidement plus la moindre jauge, alors nous notons soigneusement les heures moteurs et estimons ce qu'il nous reste, pourvu que nos calculs soient bons !
3 - Parce que espoir et eau fraîche, c'est bien gentil mais ça ne nourrit pas son homme. La pénurie nous guette, plus de sucre, dommage il nous reste des yaourts (sans sucre). Plus de frais, ah si encore un peu de jambon, quelques patates, oranges, pamplemousses, pommes, et toujours pas de poisson.
Plus de rhum, il y a longtemps, quelques bières, à raison d'une ou 2 par jours, 3 jours ?
Mais plus de cigarettes, ça c'est pas possible. Cela amuse Frédéric, il ne sait pas ce qui l'attend, je risque d'être de très, très mauvaise humeur.
Mais il garde le moral, à fond dans son projet qui nous occupe, "bourse aux idées" et il s'est même fendu d'un petit texte que je vous livre tel quel :

"Transat retour versus transat aller...

C'est ma deuxième transat. La première était une transat "aller" c'est à dire à bord d'un bateau neuf sortant d'un chantier en France et à livrer en l'occurrence aux Îles Vièrges. Celle-ci est une transat "retour" à bord d'un bateau récupéré après huit ans d'exploitation que l'on rapatrie en métropole. Deux expériences sur le même océan et pourtant assez différentes.
On prendra biensur une autre route en remontant d'abord vers le Nord Est pour rejoindre le Gulf Stream et s'écarter des zones cycloniques puis progressivement Est Nord Est en direction des Açores.
L'avitaillement à Cuba se fait dans des épiceries où l'on trouve le strict essentiel et des marchés où le cochon est livré au charcutier en pickup (pas vraiment réfrigéré). Par contre, il y a du rhum et le café a un arôme bien agréable...
Au départ d'une transat sur un bateau neuf, on teste, on cherche ce qui ne fonctionne pas. Sur San Cristobal, on cherche ce qui fonctionne encore ! Heureusement les Cubains sont des as de la bricole et du système D. Petit à petit, on rafistole, on resserre pas mal de vis et de boulons et on finit par se convaincre qu'on est prêt. Ça n'empêchera pas une escale aux Bahamas où nous avons été très gentiment accueillis par Bernard qui s'occupe de la base Dream Yachts Charters de Marsh Harbour et son épouse Marie-Anne. On rencontre aussi beaucoup d'Américains venus célébrer le 4 juillet en maillot de bain aux motifs du drapeau étoilé et en organisant une soirée autour de la piscine. Escale également aux Bermudes mais ce coup-ci, c'est surtout en raison de la météo. Ces escales impromptues repousse notre date d'arrivée à Toulon mais en ce qui me concerne, ce sont surtout des opportunités pour découvrir de nouvelles îles.
La vie à bord est différente aussi. Nous étions quatre pour ma première transat. Cette fois-ci c'est juste Christophe et moi. Nous manoeuvrons, regardons la météo et prenons nos repas ensemble. Sinon, quand Christophe veille sur le bateau, je dors et vice-versa, chacun dans sa coque de notre bi-coque."

Et voilà, nous vous laissons, à bientôt (peut être, j'espère, sans doute, un jour ?). Tout le monde embrasse tout le monde

San Cristobal le 25/7 à 15h30 TU : 38°19.50 N 45°35.26 W à 799 NM de Horta.

dimanche 24 juillet 2016

San Cristobal, train train quotidien

Dimanche 24 Juillet

Encore un Dimanche, 24 juillet, quasiment 3 semaines de retard sur le programme ... Mes vacances en famille s'éloignent de plus en plus, on ne se voit déjà pas beaucoup ...
Il nous faire vite, faire vite mais comment ?
Une seule chose, la météo, le vent, le courant, pourvu que cela soit favorable ... et je dois dire que depuis 2 jours ne nous plaignons pas, avec la GV nous aurions repris un peu de retard, sans ? Et bien au moins on avance.
Pour les spécialistes ou ceux qui regardent la météo, nous sommes juste devant un joli talweg qui s'avance en même temps que nous. Ce que nous avons ne correspond pas tout à fait aux fichiers, des calmes cette nuit, pas prévus, mais en gros c'est pas mal. Un truc qui correspond bien au fichier par contre c'est la pluie ... 2 jours sans interruption, de la vraie pluie, qui aplatit la mer, qui mouille vraiment, plus rien de sec à bord, les champignons poussent, les doigts de pieds se palment ... Et nous vivons enfermé.
Enfin un peu de soleil, ouf de l'air, l'occasion d'un post, et puis si ce vent peut durer ... Lectures, cinéma, et Frédéric a une idée, une idée de start Up ? Pas tout à fait, bien que, pourquoi pas ? Je lui garde la primeur. Toujours est t'il que cela nous occupe. La route est encore longue pour les Açores, si quelqu'un veux venir, une fois la GV réparée, je crois que je vais me mettre en mode régate pour essayer de rattraper un peu de retard, alors 1 ou 2 équipiers de plus serait de bienvenue.
En attendant, comme d'habitude, tout le monde embrasse tout le monde et nous vous souhaitons une bonne fin de Week End ou de bonnes vacances pour ceux qui y sont.

San Cristobal, le 24/7 à 19h35 TU : 37°49.81 N 48°06.61 W à 921 NM de Horta

vendredi 22 juillet 2016

San Cristobal, enfin des nouvelles

Vendredi 22 Juillet

Et elles ne sont pas bonnes, les nouvelles.
Je vous annonçais précédemment que nous envisagions une escale aux Bermudes. Ça c'est fait, j'y reviendrai, mais je vous faisais aussi part de mon inquiétude quant à la grand voile : "un sac qui risque d'exploser", et bien ça aussi c'est fait ...
Dans l'ordre, la météo n'a guère été favorable, pas ou peu de vent, quand il y en a, jamais beaucoup, de face ou surtout plein vent arrière. On se traîne. Escale obligatoire aux Bermudes, nous n'aurons jamais assez de Gas Oil pour aller directement aux Açores.
L'occasion donc de refaire les pleins, avitaillement compris, toujours pas de poissons, un petit frigo qui ne fait pas beaucoup de frais, quelques denrées fraîches sont de bienvenue.
Les Bermudes, c'est mignon tout plein, à la mode anglaise, je vous donnerai peut être des détails, mais qu'est ce que c'est cher ! Record battu, oublié Paris, la Polynésie et même les Bahamas, en gros c'est 2 fois plus cher que Paris.

Mais les Bermudes, du WIFI, l'occasion de prendre des nouvelles de France, et bien, le souffle coupé, premier titre, le drame de Nice. Pas grand chose à dire, plus de voix. Je retourne à mes petits soucis ... Et j'arrête de me plaindre ... Avec une pensée pour tous ces gens qui souffrent, à Nice, à Paris, Orlando, Bamako, j'en oublie, la litanie devient insupportable.

Les Bermudes, l'occasion de nettoyer un peu la carène, de revoir les moteurs et de faire une journée "Off". Toujours pas de vent, inutile de commencer par 2 jours de moteur, nous allons nous contenter d'une journée pour attraper un petit poil de vent, toujours trop vent arrière, mais on ne va pas s'éterniser non plus.
Progression lente mais régulière, et puis enfin des conditions plus favorables, ce n'est plus du vent arrière mais du largue qui doit refuser et forcir assez nettement. Nous sortons des contre courants, le bateau enfin retrouve des moyennes correctes, nous tenons le bon bout ?
Et bien non, ce matin le vent tombe, une mer résiduelle de travers, la voile bat, paf la grande latte saute à nouveau, c'est la quatrième ou cinquième fois, je sais la remettre, pas de vent, je bloque la voile dans l'axe pour pouvoir travailler, je n'y arrive pas, paf, la voile bat, repaf, bon tant pis, je vais pour affaler, je retourne au poste de barre pour démarrer les moteurs et me mettre bout, et là ?
Le haut de la GV est complètement parti, je n'ai rien entendu, même pas le hurlement de fatigue.
Et c'est embêtant, au dessus du 3ième ris, donc même pas possible de naviguer arisé, et à priori irréparable. Une laize est entièrement partie, ça encore ça irait, mais ensuite à la hauteur du renfort du ris, cela s'est découpé verticalement le long du renfort, puis horizontalement juste sous une latte, ça je ne peux rien faire.
Alors que faire justement ? Des prières ? Il ne nous reste plus que ça, le vent comme prévu est rentré, de travers, sous génois seul, 5 noeuds, et bien pourvu que ça dure, nous n'avons plus le choix.
Très certainement en train de battre un record de lenteur ...
J'espère que nous aurons assez de Gas Oil, pas certain, assez d'eau, peut être, assez à manger, pas certain non plus (d'autant plus, qu'une seule touche, une belle daurade, elle est là, sortie de l'eau, quasiment dans le bateau, le bas de ligne casse ... Grrrrr ... ).
Assez de Rhum, il y a longtemps que ce n'est qu'un souvenir ...
Assez de cigarettes, aie, aie, je ne crois pas ...
Je me demande bien dans quel état nous allons arriver, si nous arrivons ! Remarquez, Frédéric ne perd pas le moral, plus de cigarettes, ça l'arrange ... Plus rien à manger, ça va être moins drôle ...
Il nous reste de la lecture, c'est certain maintenant qu'avec juste le génois et les moteurs les quarts vont être cools. Je vais juste être très prudent avec le génois, pas question de l'abîmer, donc on va encore et encore se traîner ...
Allez, je vous laisse, j'espère que vous pensez un peu à nous, 2 hommes dans un bateau, une galère oui, mais si au moins on avait des rames ...
Tout le monde embrasse tout le monde.

San Cristobal, le 22/7 à 20h40 TU : 36°46.96 N 53°25.96 W à 1 183 NM de Horta

dimanche 10 juillet 2016

San Cristobal, Bermudes or not Bermudes

Dimanche 10 Juillet

Je vous ai laissé sur le grand banc des Bahamas il y a une semaine.
Depuis, comme prévu une escale aux Bahamas. Avec les bons outils c'est plus facile de réparer, en quelques heures, les réparations sont faites avec l'aide de l'équipe Dream sur place que je remercie encore. L'avitaillement, les pleins, nous nous accordons un Day Off. Une zone de calme entoure les Bahamas, alors ...
Un bon point pour San Cristobal, je me demandais si mon option Ouest, Yucatan était la bonne, aucun doute. 2 autres bateaux, un 50 et un 47, plus grands, plus rapides, partis je crois presque 2 semaines avant nous par l'Est et Windward ont finalement fait escale eux aussi à Marsh, avec pas mal de réparations et ne sont repartis que 3 jours avant notre arrivée, grosso modo, en 1 semaine ont leur a repris 10 jours, ça pourrait être pire ...
Toujours est t'il que je n'en ai pas fini avec le casse tête, quelle option, quelle bord choisir ?
Une météo pour le moins compliquée. Rien de grave, rien de dangereux, mais comment faire ?
Déjà, il me faut tenir compte de l'état de San Cristobal.
Le pilote, nous avons pu resserrer vis, fixation et tout le toutim, il marche mieux, mais pas de mode vent, il nous manque un cable, cable Furuno, j'ai du Garmin, du Brookes, du Raymarine, pas de Furuno, indisponible aux Bahamas. Du coup l'option plein vent arrière, voile en papillon est intenable sauf à rester en permanence la barre, à 2, vu l'âge du capitaine, ne rêvons pas.
La GV, là aussi j'ai pu refaire quelques réparations, retendre les lattes, rajuster le premier ris, mais définitivement elle est fatiguée et surtout trop grande, impossible à étarquer correctement, au delà de 12/13 noeuds apparents, c'est un sac qui risque d'exploser. Du coup ris obligatoire, alors des pannes sous génois lourd, 1 ris me mènent très loin de la route idéale.
Les moteurs, il y en a 1 que je ne peux plus utiliser si le réservoir est en dessous de 30% de remplissage et qui en plus à son réservoir de liquide de refroidissement percé, bon, il n'y avait pas que ça, le reste a été réparé, mais ça, on ne peut rien faire. Il faut donc que je ne vide pas complètement les réservoirs.
Reste les batteries, aucun doute, je n'ai pas de panneaux solaires, le technicien des Bahamas me l'a confirmé, fils sectionnés, plus de régulateurs. Du coup je n'ai que le moteur comme source d'électricité, raison de plus pour surveiller mon niveau de Gas Oil.
Bon, je vous embête, mais voilà, en tenant compte de ces éléments, de la météo, par où passer ? Au Nord, c'est certain, mais jusqu'où ? Il semblerait que la route idéale me fasse passer très Nord des Bermudes, mais une escale aux Bermudes pourrait être de bienvenue, refaire du Gas Oil et de la bouffe. Avec notre petit frigo le frais embarqué aux Bahamas est déjà presque fini, et décidément on ne pêche rien.
Les Bahamas, je pourrai vous en parler un peu non ? Je vais peut être laisser le soin à Frédéric, heureux de retrouver un petit bout d'Amérique, de se poser un peu, et il en a profité pour mettre en ligne un joli petit film, vous vous souvenez, Le Titien, sa première transat :

https://www.youtube.com/watch?v=sKQ7HijgNpE

Frédéric va bien, d'autant plus que finalement, j'ai choisi, on fait notre route, un peu nord de la route directe, cool sous génois seul. J'espère que l'on va pêcher, ça va pas bien vite ... Mais ça y va.
Il nous manque la télé, vous devez être nombreux devant non ? J'espère le résultat, bon en fait ça nous est un peu égal. Avec un bon Wifi, j'ai pu prendre pas mal de journaux aux Bahamas, Brexit, loi "ah la belle connerie", Macron, Valls ? Juppé, Sarkozy ? Oxit ? Les banques Italiennes, la France craque ? L'Europe craque ? La France championne d'Europe ?
San Cristobal, alors Bermudes ou pas ? En attendant tout le monde embrasse tout le monde et sans doute à bientôt ... On se traîne

San Cristobal, le 10/07/16 à 15h30 TU : 30°28.51 N 73°32.24 W à 2 256 NM de Horta

dimanche 3 juillet 2016

San Cristobal, arrête de de ramer, t'es sur un banc de sable

Dimanche 3 juillet

Et oui, nous sommes Dimanche, je me dois un petit mot, mais je vais être bref. C'est dans le titre, nous sommes sur un banc de sable, le grand banc des Bahamas, dans 2 petites heures nous devrions en sortir, et demain dans la journée atterrir à Marsh Harbour. En attendant, je suis un peu occupé à bien suivre mon cap, à consulter les différentes cartes. Je vais donc vous laisser. J'espère profiter de l'escale pour vous en dire plus, mais dans l'ensemble, rassurez vous, tout va bien, on survit.
Tout le monde embrasse tout le monde

San Cristobal le 3/7 à 18h45 TU : 25°28 N 78°16